Un sentiment d’humiliation
c’est comme une petite tache
indélébile
elle pénètre, se faufile doucement
Elle rampe dans les couloirs exigus
Et s’échappe en surface
La honte se porte
comme un âne un fardeau
si lourd pour lui,
et pourtant, librement
il aimerait gambader, l’ami
c’est pas des paillettes
juste des flots de gerbes
des gerbes de fleurs sur ta tombe
que viennent illuminer parfois
quelques lucioles perdues
confettis lubriques
salaces, ils se moquent
et que reste t’il d’elles
il ne reste plus rien
les lucioles disparues
Ca tombe bien
ne trouves-tu pas?
la vie est faite bien
n’est-ce pas?
les vases communiquant
partagent entre eux
mais très injustement
Et qu’importe au fond?
ces mains caressantes
viennent exciter ton amour propre
gaver ta soif désertique
Tu es rassuré
la vie te sourit
tu jouis
çà te suffit…
c’est très beau… émouvant…
merci mon amour…