promesse

Un mythe de liberté
c'est un monde qui s'écroule
engloutit du néant
qui feint de toutes ses peurs
à passer la main

en vain, pourquoi?
la cohue se traverse
une traversée qui atteint
l'eau... Tu marches dessus?
dis moi..
Est-ce que tu marches sur l'eau?

Paravent débile 
de misères cachées
en mensonges éhontés
dans ta bouche édentée

Tu souris pourtant...
Tu me souris.

La liberté te touche
çà te touche, la liberté
Tu la prends du bout des lèvres
Tu souffles dessus
Comme une bulle de savon

éclate, rebondit,
de mille couleurs
puis... il ne reste plus rien
juste un petit baisé mouillé
sur le bout de ton nez

Sans pitié
Tu es sans pitié...

Ma fougue éteinte
de tes étreintes passées
lavée des souvenirs abimés
se disperse dans le calme

un calme oppressé
emplit ma poitrine serrée
remonte ma gorge nouée
en flots de larmes
épais et gras.

rosée

si bien que versatile
je bois dans mes pensées
la rose des fleurs tactiles
coule dans ma crinière

les épaules relachées
rafraichissent les idées
elles s’enlisent comme une arme
brandie vers l’extérieur

je regarde le monde
bouche bée
un oeil ouvert qui sonde
l’éclat de tes yeux étonnés

le diaphragme ouvert
je te fixe en mon coeur
quand ton regard me montre
a quel point ta douleur

Puisses tu ma joconde
ma tendre féconde
tes fleurs s’épanouir
dans un matin nouveau

au coin de ta bouche
de la brume en rosée
tel un touchant baiser
sur mes joues égarées

la tache

Un sentiment d’humiliation

c’est comme une petite tache

indélébile

elle pénètre, se faufile doucement

Elle rampe dans les couloirs exigus

Et s’échappe en surface

 

La honte se porte

comme un âne un fardeau

si lourd pour lui,

et pourtant, librement

il aimerait gambader, l’ami

 

c’est pas des paillettes

juste des flots de gerbes

des gerbes de fleurs sur ta tombe

que viennent illuminer parfois

quelques lucioles perdues

 

confettis lubriques

salaces, ils se moquent

et que reste t’il d’elles

il ne reste plus rien

les lucioles disparues

 

Ca tombe bien

ne trouves-tu pas?

la vie est faite bien

n’est-ce pas?

les vases communiquant

partagent entre eux

mais très injustement

 

Et qu’importe au fond?

ces mains caressantes

viennent exciter ton amour propre

gaver ta soif désertique

 

Tu es rassuré

la vie te sourit

tu jouis

çà te suffit…